mercredi 30 novembre 2011

Najeh Dali : Les Refugiés Climatiques est un droit : Sommes-nous préparés pour les recueillir à nos frontières :


Najeh Dali : Les Refugiés Climatiques est un droit : Sommes-nous préparés pour les recueillir à nos frontières :  
Les réfugiés somaliens fuient leur pays à cause de la sécheresse ou de la guerre civile, parfois les deux.
Les réfugiés somaliens fuient leur pays à cause de la sécheresse ou de la guerre civile, parfois les deux.AFP / Roberto Schmidt
-      L’ensemble des études scientifiques du GIEC du PNUE et des autres organismes internationaux ont bien montré que notre pauvre Afrique (ou riche tout dépend de quelle coté on la voit) parait la plus affectée  en matière de changement climatique, tout en abritant le moins de pollueurs.
-      Déjà plus  300 millions d'habitants, vit déjà dans des zones de sécheresse, notamment dans la Corne de l'Afrique, et 75 à 250 millions de personnes supplémentaires pourraient perdre leurs moyens de subsistance d'ici à la fin de la décennie, du fait des changements climatiques, qu'il s'agisse de l'épuisement des ressources en eau, des baisses des rendements agricoles, de la perte de biodiversité ou de la montée du niveau des mers.
-      Pourtant, l'Afrique subsaharienne ne compte que pour 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Il y a bien, malgré tout, l'Afrique du Sud, treizième pollueur de la planète.: un Africain consomme 1,1 hectare par an, contre 9,4 hectares pour un Américain et 4,8 pour un Européen
-      Malgré les enjeux de la problématique posée,: l'Afrique est tenue à l'écart, des négociations climatiques, ce qui l'empêche de fait de prendre les décisions qui lui sont les plus profitables en ce qui concerne la lutte contre le changement climatique. Pourquoi une telle exclusion
-      Les délégations africaines manquent cruellement d'expérience, de compétences et de ressources pour parvenir à dénouer l'écheveau technique et complexe des négociations onusiennes. "Il n'est pas rare de voir une petite dizaine de membres représenter un pays africain, quand plus d'une centaine occupent les rangs des délégations américaine ou chinoise, livre Sylvain Angerand, qui suit le sommet de Durban pour Les Amis de la Terre. Sans compter que ces représentants ne maîtrisent pas tous l'anglais, sont noyés par les détails techniques et peinent à suivre toutes les discussions."
-      "L'Afrique est perdue dans les instances de négociations, qu'il s'agisse du G77 et de la Chine [coalition de pays émergents], du comité pour la transition technologique ou du comité pour le fonds verts. Il y a trop de groupes, de comités et de réunions, composés de pays aux intérêts trop divergents et aux positions parfois contradictoires", explique Stéphane Pouffary, expert sur les questions énergétiques et climatiques et président de l'association Energies 2050.

Recueilli par Dali Najeh/ NaJeh Dali

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