dimanche 4 décembre 2011


Auteur Dali Najeh : Climat/ Kyoto/OME/PNUE/OMC/OMS : Les Africains n’ont plus confiances aux organisations internationales charg

par Dali Najeh, dimanche 4 décembre 2011, 18:10
Auteur Dali Najeh : Climat/ Kyoto/OME/PNUE/OMC/OMS : Les Africains n’ont plus confiances aux organisations internationales chargées de l’environnement. Déjà pas de consensus sur le protocole de Kyoto, donc pas question d’ouvrir le débat sur la création d’une organisation mondiale de l’environnement.

L’une des questions qui est posée actuellement à l’échelle mondiale est la création d’une organisation mondiale de l’Environnement, à l’instar de l’organisation mondiale du commerce (OMC) ou organisation mondiale de la santé (OMS). D’ailleurs le Président français Nikola Sarkozy a fait de cela son cheval de bataille à l’échelle internationale,  avec la chancelière allemande et bien d’autres présidents et chefs d’Etats. A ce propos, Najah Dali se souvient que cette question a commencé à voir le jour au début des années 2000 et ce en assistant à une conférence ad-hoc tenue à l’Elysée sous la Présidence de Jaques Chirac.

Pour présenter la problématique, actuellement au niveau international, il existe une institution internationale qui se trouve à Nairobi, nommée Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) à l’instar du PNUD et une autre commission au niveau des nations unies appelée Commission Mondiale de Développement Durable (CMDD). A cela précise Najah Dali qu’ils existent actuellement à l’échelle mondiale et régionale plus de 500 conventions et traités, qui sont sous l’autorité des parties (COP) c'est-à-dire des pays. Les décisions de ces conventions lorsque en s’y adhère sont constringentes dont obligatoires, c’est le cas de la convention des nations unies sur les changements climatiques (CNUCC). En appelle la réunion annuelle ou biannuelle de ces conventions en présence des chefs de délégations des pays souvent Ministres, Présidents et Chefs d’Etats: conférences des paries (COP), c’est le cas de la conférence qui se tient actuellement à Durban, Afrique du Sud du 28 novembre au 9 décembre 2011.
Ces conventions sont généralement munis d’un protocole, pour cette dernière convention c’est le protocole de Kyoto, qui fixe les obligations des pays en matière d’émission de gaz à effets de serre (CO2, NO, …). Pour rentrer en vigueur, un certain nombre de conditions sont nécessaires, que les juristes le connaissent mieux comme le nombre de pays qui y adhère, le pourcentage,…..
D’ailleurs, Dali Najeh précise que malgré  que la convention sur les changements climatiques a vu le jour en 1992 lors du sommet mondial sur l’environnement tenu à RIO, le protocole de Kyoto n’est rentré en vigueur qu’à partir de 2005, à cause de quelques pays mais dont le pourcentage d’émission de CO2 dépasse pour juste les deux pays avoisine 50%.

Pour revenir à la question de départ, la création d’une organisation mondiale de l’environnement (OME), les pays du nord présentent selon Najeh Dali, l’argument c’est de mieux gérer l’environnement à l’échelle mondiale et la mobilisation des fonds pour l’aide au développement. Alors pour les pays du sud et surtout les africains, et qui sont farouchement opposés à cette idée, voit en cela une façon pour faire sortir le PNUE de l’Afrique de façon directe ou indirecte en créant des sous-agences dans les pays du nord, et ce malgré les assurances données par les initiateurs de cette idée que cela n’est dans l’agenda.
Mais d’après Dali Najeh, l’une des raisons majeurs de ce refus, c’est de voir les pays du nord introduire à travers cette organisation des normes et des conditions environnementales qui peuvent nuire au commerce, à l’industrie, à l’agriculture des pays du sud et notamment l’accès aux marchés internationaux.  
La question est tellement compliquée qu’un vraie débat est ouvert à propos de cette idée entre défenseur de l’environnement, les pays du sud, les pays industrialisés, les institutions financières, … mais avec la question d’un non consensus sur l’après Kyoto en 2012 où allons nous. A vos de réagir.

Dali Najeh/Dali Najah

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