lundi 12 décembre 2011

Najeh Dali: La diversité biologique mondiale est menacée


Najeh Dali comme professeur en sciences de l’agriculture et de l’environnement précise que la biodiversité qui constitue un de patrimoines les plus importants dans le monde subit actuellement, subit actuellement une des menaces qu’elle n’a jamais connu. Pour discuter de ce problème mondiale najeh Dali présente ci-après, quelques données sur l’état de la biodiversité et les perspectives de sa sauvegarde.
La planète abriterait environ 8,7 millions d'espèces (dont 6,5 millions hors des eaux et 2,2 millions dans les eaux), selon l'estimation la plus précise disponible (23 aout 2011). Seules 1,23 million (soit environ 14%) du total de ces espèces ont été découvertes et décrites et nommées[8]. Mais certains groupes (virus, bactéries, lichens, pico et nano-plancton, micro-invertébrés..) sont très mal connus : ils forment ce qu'on appelle la « biodiversité négligée » et représentent 80 % des espèces vivantes à découvrir. Par exemple, il est considéré que la plus grande partie de la biodiversité terrestre vit "cachée" dans le sol et non au dessus. Faire des estimations, même prudentes, reste tout de même très délicat.
Pour citer un exemple de l’importance de la biodiversité, un sol de région tempérée contiendra en kilogrammes par hectare
  • 1 000 à 7 000 kg de bactéries
  • 100 à 1 000 kg de champignons
  • 10 à 100 kg d'algues
  • 5 à 10 kg de protistes
  • 1 000 kg d'arthropodes
  • 350 à 1 000 kg de vers de terre

             C’est ainsi que les scientifiques, définissent la biodiversité comme étant une dynamique des interactions dans des milieux en changement. Elle se décline en diversité écologique (les milieux), diversité spécifique (les espèces), et diversité génétique.
Cette définition met en évidence deux notions essentielles la biodiversité c’est « tout le vivant » , donc l’homme en fait partie et la biodiversité c’est la dynamique des interactions.
Cette définition d’après najah dali, nous enseigne que protéger la nature c’est protéger la capacité d’adaptation du vivant. Il faut avoir en mémoire que pour une espèce qui disparaît de nombreuses interactions disparaissent. Supprimer une espèce c’est donc changer le cours des choses, une atteinte à la liberté qu’a le monde de se déployer
La biodiversité est un concept scientifique mais c’est également du concret, elle inclut en effet :
·         des valeurs morales, esthétiques et culturelles. C’est l’animal qui a le droit de vivre ou le paysage que l’on admire.
·         des productions de biens tels que nourriture, bois, textiles, médicaments. C’est la variété de nos fromages ou 70% de certains de nos médicaments des plus importants.
·         des équilibres globaux et différents phénomènes comme la pollinisation, la qualité des eaux, la fertilité des sols, la protection contre les maladies.
Dans une région himalayenne on a dû réintroduire des insectes pollinisateurs pour maintenir la production de fruits. En France 75% des rivières sont polluées par les pesticides.

Il importe de noter, malgré la conscience mondiale de l’importance de conserver la biodiversité, voila on observe chaque la disparition de plusieurs espèces.
L'évaluation du millénaire, après la conférence de Rio a en 1992, a attiré l'attention du monde sur le rapide déclin de la biodiversité. Ce déclin s'est encore accru de 2005 à 2008 selon le rapport de mi-étape d'une étude consacrée à l’économie des écosystèmes et de la biodiversité qui conclut que sans actions fortes, la perte associée de services éco systémiques s’accélérera. Au rythme du début des années 2000, 11 % seulement des espaces naturels existant en 2000 auront disparu avant 2050 et près de 40 % des sols actuellement exploités extensivement (ce qui permet la survie d'une partie significative de la biodiversité ordinaire) seront converties à l'agriculture intensive.
La surpêche, la pollution, les maladies, les espèces invasives et le blanchissement des coraux pourraient causer la disparition de 60 % des récifs coralliens d'ici 2030. Ceci menace le fonctionnement de la planète et les économies et sociétés humaines conclue ce même rapport qui évalue qu'un scenario de statu quo conduira à une « perte annuelle de bien-être due à la disparition de services éco-systémiques » pouvant atteindre 6 % du PIB mondial d’ici 2050
Dali Najeh

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