Najeh Dali comme professeur en
sciences de l’agriculture et de l’environnement précise que la biodiversité qui
constitue un de patrimoines les plus importants dans le monde subit
actuellement, subit actuellement une des menaces qu’elle n’a jamais connu. Pour
discuter de ce problème mondiale najeh Dali présente ci-après, quelques données
sur l’état de la biodiversité et les perspectives de sa sauvegarde.
La planète abriterait environ 8,7
millions d'espèces (dont 6,5 millions hors des eaux et 2,2 millions dans les
eaux), selon l'estimation la plus précise disponible (23 aout 2011). Seules
1,23 million (soit environ 14%) du total de ces espèces ont été découvertes et
décrites et nommées8. Mais certains groupes (virus,
bactéries, lichens, pico et nano-plancton, micro-invertébrés..) sont très mal connus : ils forment ce
qu'on appelle la « biodiversité négligée » et représentent 80 %
des espèces vivantes à découvrir. Par exemple, il est considéré que la plus
grande partie de la biodiversité terrestre vit
"cachée" dans le sol et non au dessus. Faire des
estimations, même prudentes, reste tout de même très délicat.
Pour citer un exemple de l’importance
de la biodiversité, un sol de région tempérée contiendra en kilogrammes par
hectare
- 1 000 à 7 000 kg de bactéries
- 100 à 1 000 kg de champignons
- 10 à 100 kg d'algues
- 5 à 10 kg de protistes
- 1 000 kg d'arthropodes
- 350 à 1 000 kg de vers de terre
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C’est ainsi que les scientifiques,
définissent la biodiversité comme étant une dynamique des interactions dans
des milieux en changement. Elle se décline en diversité écologique (les milieux),
diversité spécifique (les espèces), et diversité génétique.
Cette
définition met en évidence deux notions essentielles la biodiversité
c’est « tout le vivant » , donc l’homme en fait partie et la
biodiversité c’est la dynamique des interactions.
Cette
définition d’après najah dali, nous enseigne que protéger la nature c’est
protéger la capacité d’adaptation du vivant. Il faut avoir en mémoire que
pour une espèce qui disparaît de nombreuses interactions disparaissent. Supprimer
une espèce c’est donc changer le cours des choses, une atteinte à la
liberté qu’a le monde de se déployer
La
biodiversité est un concept scientifique mais c’est également du concret,
elle inclut en effet :
·
des valeurs morales,
esthétiques et culturelles. C’est l’animal qui a le droit de vivre ou le
paysage que l’on admire.
·
des productions de biens tels
que nourriture, bois, textiles, médicaments. C’est la variété de nos
fromages ou 70% de certains de nos médicaments des plus importants.
·
des équilibres globaux et
différents phénomènes comme la pollinisation, la qualité des eaux, la
fertilité des sols, la protection contre les maladies.
Dans une région himalayenne on a dû réintroduire des insectes
pollinisateurs pour maintenir la production de fruits. En France 75% des
rivières sont polluées par les pesticides.
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Il importe de noter, malgré la
conscience mondiale de l’importance de conserver la biodiversité, voila on observe
chaque la disparition de plusieurs espèces.
L'évaluation du millénaire, après
la conférence de Rio a en 1992, a attiré l'attention du monde sur le rapide
déclin de la biodiversité. Ce déclin s'est encore accru de 2005 à 2008 selon le
rapport de mi-étape d'une étude consacrée à l’économie des écosystèmes et de la
biodiversité qui conclut que sans actions fortes, la perte associée de services
éco systémiques s’accélérera. Au rythme du début des années 2000, 11 % seulement des espaces naturels existant
en 2000 auront disparu avant 2050 et près de 40 % des sols actuellement
exploités extensivement (ce qui permet
la survie d'une partie significative de la biodiversité ordinaire) seront
converties à l'agriculture intensive.
La surpêche, la pollution, les maladies, les espèces invasives et le
blanchissement des coraux pourraient causer la disparition de 60 % des
récifs coralliens d'ici 2030. Ceci menace le fonctionnement de la planète et
les économies et sociétés humaines conclue ce même rapport qui évalue qu'un
scenario de statu quo conduira à une « perte annuelle de bien-être due à
la disparition de services éco-systémiques » pouvant atteindre 6 % du
PIB mondial d’ici 2050
Dali Najeh
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