lundi 26 décembre 2011

Dali Najah/Najah Dali: L'Afrique regorge de matières premières et sa population crève de faim? qui sont les responsables


Najah Dali note que la liste des matières premières dont regorge l’Afrique est longue Pétrole, bois, diamant, bauxite, coton, café, cacao. Le continent abrite ainsi le deuxième bassin de forêt tropicale après celui de l’Amazonie. Il est le deuxième exportateur de coton au niveau mondial derrière les Etats-Unis. Son cacao représente environ 70% de la production mondiale, tandis que ses pays producteurs de pétrole pèsent 10% de la production mondiale et ceux de diamants un tiers de la production mondiale…

Malgré, cette richesse naturelle très abondante, Najeh Dali note que l’Afrique peine à nourrir sa population. Elle est toujours de plus en plus dépendante de l’aide internationale. Les médias n’arrêtent pas de nous montrer chaque jour les problèmes de famine, maladies, manque de nourriture, que vit l’africain au quotidien.

·         Afin de tenter d’amorcer une réflexion sur la relation entre matière première et croissance économique, et en particulier est-ce-que la richesse d’un pays en matières premières constitue un avantage d’un pays pour bâtir Najeh Dali essaye de développer ci-après de façon assez sommaire, afin de laisser le lecteur développer davantage par ses  propres sois une réflexion, sur les enjeux de la matière première en Afrique et le taux de croissance du continent ;


Comme il a été cité dans la note précédente, l’Afrique qui est un des pays les plus pauvres de la planète dont la majorité de la population vit au dessous de un dollar par jour et pourtant sur le plan richesse naturelle n’est pas pauvre. Ses ressources en matières premières sont même exceptionnelles. 

Donc, quels sont les causes de cette discordance. Est-ce la guerre, la corruption, la gouvernance, ou le manque d’expérience es marchés mondiaux. Aussi, est-ce un problème de mauvaise gestion financière et la non optimisation des ces ressources vers des secteurs durables garants d’un vraie développement d’un pays qui investit dans le développement de l’Homme et l’innovation technologique.

Selon Najeh Dali, c’est la combinaison de l’ensemble de ces facteurs qui font défauts. En effet, plutôt que de tenter d'accroître la richesse de leur pays afin d'élargir la masse susceptible d'engendrer des recettes fiscales, les gouvernements se sont généralement contentés de capter à leur profit une partie des ressources d'exportations provenant des richesses locales. L'objectif était de se procurer les devises permettant d'importer des biens de consommation produits par les pays industrialisés. 


Pour prendre un cas particulier, Najah Dali présente le fameux exemple de l’effondrement de la Bourse mondiale des matières premières, en octobre 2007. En effet, les cours du cuivre, du nickel ou du zinc se sont effondrés de 25 % à 50 %. Au moins à court terme. Au troisième trimestre de l’année d’après, les marchés des métaux non ferreux ont déjà perdu 500 millions de dollars, tandis que l’ensemble des matières premières perdaient 60 milliards de dollars en valeur. Au bout de cinq mois, les quarante plus importantes sociétés cotées dans le pétrole et les mines (BHP Billiton, Rio Tinto, Gazprom, ExxonMobil…) ont vu leur capitalisation fondre de 3000 milliards de dollars! 
Un climat délétère qui fait peser de lourdes menaces sur l’Afrique des mines et du pétrole ainsi que sur la croissance du continent. 
Suite à cette situation, et soumis aux plans d’ajustement structurel imposés par les institutions financières internationales, les pays africains n’ont pas, eux, la possibilité ni les moyens de soutenir leurs paysans.

Forte de constater, D’après les données consultées par Dali Najeh, la baisse du prix des matières premières représente, depuis trente ans, une perte égale à la moitié de l’aide au développement. C’est une cause majeure des difficultés qu’éprouvent les pays africains pour se développer d’une part, et faire face d’autre part, au remboursement de leurs dettes extérieures. Entre 1997 et 2002, la valeur du cours mondial a en effet chuté de moitié en grande partie à cause des subventions accordées, notamment, par l’Etat américain.

Un autre phénomène aussi important et qui permis à la population africaine de profiter de sa richesse est la fameuse question de corruption. 

En effet, la corruption empêche aussi les populations de profiter des bénéfices de leurs matières premières. Le bois est ainsi l’objet de divers trafics et d’exploitation illicite, contrebande qui a d’ailleurs parfois financé des guerres (Liberia ou RDC). 

Au Cameroun, malgré une réforme du code forestier prévoyant qu’une partie des taxes payées par les entreprises forestières soit affectée au développement local, les études montrent que les retombées restent en réalité très maigres pour les populations : ce sont les élites locales qui en profitent. 

Donc ce qui précède montre bien la relation fragile qui existe entre matières premières et développement d’un pays. L’Afrique riche en matières premières reste parmi les premiers continents qui ont mal à nourrir leurs  populations. En effet, les africains ne profitent pas  de leurs richesses naturelles,


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