lundi 26 décembre 2011

Najah Dali/Dali Najah: péril les décisions des G20 face à la récession mondiale

Dali Najah note avec intérêt les décisions prises lors la conférence tenue le 14 février dernier à Paris, ou Christine Lagarde a présenté les objectifs et les défis que la France souhaite voir attachés au volet financier du G20, pendant la présidence que le pays assurera jusqu'en novembre 2011. En effet, la France, souhaite réduire les écarts entre les déficits de certains pays et les excédents d'autres pays. Pour ce faire, les concertations entre pays doivent être encouragées et les besoins d'accumulation de réserves de change doivent être réduits, notamment dans les pays émergents. Dans cette optique, la ministre des finance française a encouragé à accentuer l'aide financière en cas de crise et à favoriser le financement des projets en monnaie locale plutôt qu'en dollars. A première selon Najah Dali, vu c’est très louable à ces pays de penser encore à l’aide au développement et de penser encore aux pays en voie de développement surtout à ces périodes difficiles où le monde entier subit des bouleversements énormes, des révolutions, des changements de régimes, des crises économiques, des épisodes de famine répétées , des emplois perdus par milliers, des investissements en périls, des banques frileuses ;, quoi tout ce que on peut imaginer comme alarmants. Donc peut-on vraiment croire que des décisions de ce genre seront vraiment appliquées et verront le jour pour faire sortir les pauvres des ténèbres, ou c’est juste pour leur donner un peu de lumière en plein soleil. Pour pouvoir répondre ou au moins tenter d’amener une réflexion à cette interrogation, Najeh Dali présente ci-après les leçons de l’histoire et les réactions de quelques pays suite à ce genre de réunions. En autre terme, si les pays donateurs ne respectent pas leurs engagements dans les périodes de gloire, le feront-ils pendant les temps de la vache maigre. Avant la crise, les pays riches ne respectaient déjà pas leurs engagements. Alors imaginez maintenant avec la récession et surtout l’actuelle crise économique. Les leçons de l’Histoire : A l'issue du Sommet du G8 à Deauville, en France, les Etats les plus développés de la planète reconnaissent que la promesse d'un doublement de l'aide publique au développement (APD) à l'Afrique, pour la porter à 100 milliards $ entre 2005 et 2010, n'a pas été tenue. Néanmoins, dans un communiqué final, ils se sont de nouveau engagés, de nouveau, à déployer un plan d'aide de dizaines de milliards de dollars pour accompagner l'instauration de la démocratie en Tunisie et en Égypte, et à maintenir les efforts d'aide aux pays africains. Les Etats Unis : Les Etats Unies Barack Obama semblent être en difficulté de prendre une décision à contre-courant. Les Etats-Unis, premier pourvoyeur d’APD, ont budgétisé une hausse de 8% en 2010. La promesse n’a été tenue, eu égard à l’énorme pression sur le budget américain consécutive aux milliards de dollars que le Trésor a dû débloquer pour soutenir notamment l’industrie automobile. L’Irlande L’Irlande, en revanche, ne conteste pas avoir baissé de 10% son budget d’aide. Idem pour l’Italie de Berlusconi qui vient de criminaliser l’immigration clandestine. Elle a baissé son ADP de 56% en décembre depuis 2009. La Lettonie, quant à elle, l’a supprimée totalement, à croire le Réseau européen sur la dette et le développement. La France La France, 4e bailleur mondial en volume, qui a prévu dans son budget 2009 un niveau d’APD de 0,47% du revenu national brut, puis 0,41% en 2010 et 0,42% en 2011. Le porte-parole du Ministère français des affaires étrangères, Eric Chevallier, a assuré depuis deux ans déjà que le chiffre est une estimation en cours d’actualisation et que la crise n’a pas entraîné une révision à la baisse des budgets, sans réussir à convaincre véritablement. Espérant à ce sujet, que la France tiendra sa promesse à porter son APD à 0,7% du RNB en 2015, conformément aux Objectifs du millénaire de l’ONU. L’union Européenne (UE) : Les promesses faites en 2005 par les pays de l’UE ne se concrétisent pas. Les 15 pays de l’Union Européenne se sont engagés à donner individuellement au moins 0,51% (avec une moyenne collective de 0,56%) du Revenu National Brut au titre d’aide au développement d’ici 2010 et 0,7% d’ici 2015. Les 12 nouveaux Etats membres de l’UE se sont engagés à donner 0,17% du RNB en aide d’ici 2010 et 0,33% en 2015. L’aide européenne d’après Dali Najeh souffre encore et toujours d’un problème d’efficacité. En dépit des promesses et des engagements pris lors du Sommet d’Accra en septembre 2008 avec la signature du programme d’action de Accra, aucun progrès significatif n’a été observé et la plupart des donateurs ne mettent pas en œuvre les engagements pris. La encore, il s’agit clairement d’un manque de volonté politique. L’aide continue d’être orientée par les bailleurs de fonds en fonction de leurs propres priorités et non celles des pays en développement. Les instituions internationales : Texto voici le message déjà lancé depuis un certain temps, par le secrétaire général, Angel Gurría, et l’ancien président du Comité d’aide au développement de l’OCDE, Eckhard Deutscher, qui ont lancé un appel aux pays donateurs. De ne pas répéter les erreurs du passé à la suite de la récession du début des années 1990, lorsque les gouvernements de nombreux pays de l’OCDE n’ont pas su éviter un recul de l’effort d’aide, et qui ont eu des conséquences graves sur les pays en développement en termes de production agricole, d’infrastructures, de bien-être social et de stabilité politique. A cet effet, il est à noter que les grandes banques en difficulté ont octroyé toujours moins de crédits aux pays en développement et en voie d’industrialisation, aboutissant même à un solde négatif pour l’année 2009. Fin 2008, les gouvernements et les entreprises de pays en développement avaient pratiquement cessé de faire des emprunts. Les primes de risque et les taux d’intérêt applicables à ces pays ont marqué une forte hausse sur le marché des obligations. L’afflux net de capitaux dans les pays en développement a très fortement diminué. Selon la Banque mondiale, il est tombé en 2008 à 727 milliards USD alors que l’année précédente il totalisait encore 1160 milliards USD. La Banque mondiale et le FMI s’attendent à une nouvelle baisse importante et brutale pour les années à venir. L’Institute of International Finance (IIF 2009) confirme ce recul et a prévu depuis juin 2009 que les flux de capitaux à destination de marchés émergents (28 pays nouvellement industrialisés) se chiffreraient à 141 milliards USD pour l’année 2009, soit moins de la moitié du total de 2008 (392 milliards) et un cinquième des afflux de 2007 qui avaient atteint 888 milliards USD. Le choc a été spécialement rude pour les pays de l’Est, surtout la Russie et l’Ukraine. En outre, certains pays en développement ont vu leurs monnaies respectives se déprécier en relation avec le retrait de capitaux étrangers. Mot de la fin Depuis longtemps les promesses faites par les donateurs que se soient bilatéraux ou multilatéraux n’ont été jamais concrétisées. Les 15 pays de l’Union Européenne se sont engagés à donner individuellement au moins 0,51% (avec une moyenne collective de 0,56%) du Revenu National Brut au titre d’aide au développement d’ici 2010 et 0,7% d’ici 2015. Les 12 nouveaux Etats membres de l’UE se sont engagés à donner 0,17% du RNB en aide d’ici 2010 et 0,33% en 2015. Aussi, l’afflux net de capitaux dans les pays en développement a très fortement diminué. Selon la Banque mondiale, il est tombé en 2008 à 727 milliards USD alors que l’année précédente il totalisait encore 1160 milliards USD. Pour terminer cette note, Najeh Dali en attirant l’attention sur les prêts destinés aux pays en voie de développement face à la baisse de l’aide au développement et surtout pour quels secteurs sont octroyés, revient au début du présent texte pour rappeler deux décisions qui ont été prises lors la conférence tenue le 14 février dernier à Paris, ou Christine Lagarde a présenté les objectifs et les défis que la France souhaite voir attachés au volet financier du G20. Ces pistes de travail concernent Une réflexion a amenée sur la mise en place d'un nouveau système monétaire mondial, qui serait fondé sur plusieurs monnaies internationales. Ce projet doit permettre de réduire les complexités dues à un monde "multipolaire", pour progresser vers une plus grande stabilité financière ; • lutter contre la volatilité du prix des matières premières ; • renforcer la régulation financière et mettre en œuvre les accords de Bâle 3 ; • développer les infrastructures dans les pays en développement et apporter des financements innovants à la lutte contre le changement climatique ; Donc, cher lecteur trouvez-vous que ces décisions sont pertinentes et que ce qu’il vous semble l’avenir de la coopération ou le partenariat entre pays du nord et pays du sud. Dali Najeh/ Najeh Dali

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