Najeh Dali note bien que le principe de précaution environnementale ou autre est invoqué quand par exemple les lobbies économiques procèdent à des achats massifs de vaccins pour un virus bénin. Paradoxalement lorsque la survie de l’humanité est jeu, ce principe est bien moins prépondérant.
Dans la crise financière actuelle, les états ont tous sorti leur joker. Les aides colossales consenties pour assurer le risque de crédit, les politiques de
maintien de l’activité pour éviter le pire, mais peu a été réservé à l’environnement. En France le taux d’endettement de l’état est passé à 8.9%, ce qui constitue pour les
canons de la gestion publique du milieu des années 90 (autour de 3%), l’apoplexie financière. Si on écoute les économistes, le
système économique ne pourra pas encaisser dans un avenir proche, un nouveau
choc équivalent à celui de 2008.
Sur le plan environnemental aussi, la planète est
entrain de subir un choc brutal. Ça et là des signes font craindre le pire.
Cette crise parce elle est encore diffuse à cause préoccupation
des pays de leurs crises financières elle entraîne actuellement un comportement
beaucoup plus mitigé.
Ne pas
prendre en considération les deux dimensions du même problème c’est se
fourvoyer. Selon Najeh Dali, cette démarche n’ira pas probablement jusqu’à son terme, son total
aboutissement. C’est-à-dire l’implosion définitive.
A ce sujet, les défenseurs de la cause environnementale
et notamment les ONG s'inquiètent,
si la crise économique que traversent plusieurs pays industrialisés pollueurs,
n’affectera pas sérieusement l’environnement mondiale et contribuera à la
baisse des investissements réservés à l’atténuation des émissions
des gaz à effet de serre et la lutte contre la pollution et une
surexploitation des ressources naturelles.
En effet, la lutte contre le bouleversement climatique
sera-t-elle sacrifiée sur l'autel de la relance économique? D’ailleurs, selon le
spécialiste, l’évolution vers une société à faible émission de carbone ne se
fait pas assez rapidement pour assurer l’avenir de notre environnement.
Une autre thèse commence à voir le jour c’est au
contraire, la crise actuelle est une opportunité qui permettrait la relance de la révolution verte.
Est-ce une vraie possibilité? Ne faut-il pas plutôt craindre que
l'environnement et notamment la lutte contre les changements climatiques,
soient les grands oubliés devant les nécessités de la relance économique?
En effet, selon Najeh Dali, les énergies renouvelables n'ont pas échappé à la crise. Les investissements
ont fortement ralenti depuis quelques mois. De plus, ceux-ci sont confrontés à
des incertitudes stratégiques. Par exemple, le paquet climat européen privilégie le choix de l'éolien, ''seule
technologie renouvelable mûre, mais dont les limites apparaissent de plus en
plus''.
Aussi, si les prix de l'électricité et du
gaz sont en fluctuation, ils ne ''reflètent pas
les tensions sur les capacités qui, à moyen et long terme, vont s'intensifier''.
La disponibilité des ressources en pétrole et électricité est incertaine. Or,
dans ce contexte d'incertitudes, la demande énergétique mondiale ne cesse de
croître. Comment y répondre ? Les investissements nécessaires à satisfaire
cette croissance demeurent ''pharaoniques'' selon une étude du cabinet Deloitte
publiée le 19 janvier dernier (Energy predictions 2010).
A cause des
investissements lourds et l’augmentation des prix du gaz ainsi que les énergies
renouvelables, plusieurs industries se dirigent vers le charbon, même
dans les pays développés qui ont des obligations dans le cadre du protocole
de Kyoto de baisser les émissions de gaz à effet de serre. Mais si le charbon, disponible en abondance à un coût
marginal faible dans les zones de forte demande, il a pour inconvénient de
rejeter plus de CO2 dans l'atmosphère que les autres sources d’énergies.
Les pays développés qui métrisent les
technologies renouvelables
trouvent une opportunité pour relancer leurs économies en s’adressant aux pays du sud pour les encourager à protéger l’environnement et
s’orienter vers les énergies renouvelables. Quel dilemme ?
En effet, d’après Dali Najeh, des opportunités apparaissent en Afrique du Nord, Sub-saharienne et au Moyen-Orient pour le solaire photovoltaïque. ''A moyen et long terme, le rayonnement solaire constitue une ressource d'énergie primaire abondante, , qui, portée par des coûts d'investissement en baisse, pourrait assurer la fourniture à des zones de pression démographique forte aujourd'hui privées d'électricité, voire exporter vers le sud de l'Europe''.
Donc, peut-elle régler (comme dab) les problèmes économiques des pays du Nord sur le
dos des pays du sud.
Najeh Dali/ Dal Najeh
Najeh Dali/ Dali Najeh
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