jeudi 22 décembre 2011

Najah Dali: La pauvreté est la préoccupation majeure des européens pour l'Afrique

Dali Najah résume les vraies défis que confrontent la population africaine depuis des décennies sont presque les mêmes, malgré une légère amélioration qu’à connu quelques pays de la région. Les défis restent énormes. Le VIH/sida affaiblit fortement la main-d’œuvre rurale des pays où les taux d'infection sont les plus élevés, réduisant encore plus la production agricole et la productivité. Les maladies du bétail sont un obstacle majeur à l'introduction d'animaux de trait dans l'agriculture. Souvent, en Afrique rurale, les marchés ne fonctionnent pas très bien. Ils tendent à marginaliser les plus démunis et peuvent être déstabilisés par des politiques économiques de libéralisation, qui se traduisent par le repli soudain des subventions publiques. D’ailleurs, Dali Najeh, en se souvenant du message de Kofi Annan l’ex secrétaire général des Nations Unies qu’il avait annoncé il y a plus de 8 ans, lors d’une réunion du G8, en disant texto l'Afrique souffre d'un "trio mortel" de handicaps : "insécurité alimentaire, VIH/sida et réduction de la capacité à gouverner et à fournir des services de base". Par conséquent, "un nouveau type d'intervention intégrée de la part des gouvernements africains et de la communauté internationale s'impose", a-t-il affirmé, s'adressant au Groupe des huit pays industrialisés (G-8). Il faudrait simultanément prendre des mesures de développement à long terme et offrir une aide immédiate aux populations touchées par la famine, a-t-il ajouté. Et en dépit de la crise financière que subit les pays du G8, et notamment les pays de l’union européenne se pose la question est-ce-que la population de ces p ays qui a eu toujours déclaré la nécessité d’aider les pays en voie de développement et notamment pour régler les problèmes graves qui-ils subissent sont-ils toujours du même avis ?. Pour développer cette interrogation, ci-après l’essentiel de l’avis des européens est présenté ainsi que leurs connaissances sur les relations avec les objectifs du millénaire et les principaux secteurs qu’il faut renforcer au niveau des pays en voie de développement via l’aide au développement. Voila dans un rapport publié récemment par la commission européenne sur cette question dans un document intitulé L’aide au développement en période de crise économique après une décennie de communication, et malgré les progrès engrangés, la notoriété des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) reste faible. Pratiquement trois quarts des Européens n’en ont jamais entendu parler. À peine 5 % des répondants sont à la fois au fait des OMD et de leur contenu. Si les Européens manifestent une bonne compréhension des principaux défis aux quels sont confrontés les pays pauvres, ils sont par contre peu informés de la manière dont leurs gouvernements tentent d’y remédier. Pour évaluer leur perception de la manière dont l’Union européenne répond à la problématique du développement, il a été demandé aux Européens ce qu’ils savaient des Objectifs du millénaire pour le développement. Moins d’un quart (24 %) des répondants sont au fait de leur existence, dont 19 % ne sont pas vraiment informés de leur contenu. 7 Seuls 5 % des personnes interrogées savent ce que sont réellement les Objectifs du millénaire pour le développement. Selon un document publié en fin 2009 par la commission européenne, lorsqu’on demande aux personnes interrogées d’identifier les principaux problèmes auxquels sont confrontés les pays en développement, plusieurs problèmes émergent, mais toujours avec en tête la pauvreté, citée par un répondant sur deux (50 %). Aucun changement n’a été observé en la matière depuis 2007. Les européens comprennent que la crise mondiale la plus importante est la pauvreté. D’ailleurs Selon Dali Najeh, dans le monde, l'image de la famine est souvent associée à la sécheresse et, dans certains pays, à la guerre. Mais, même en l'absence de sécheresse ou de toute autre crise grave, environ 200 millions d'Africains souffrent de la faim chronique, a noté Jacques Diouf, Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), lors d'une visite au Sénégal. Les raisons en sont multiples : faible productivité agricole, extrême pauvreté, ravages du VIH/sida et marchés agricoles instables, sur le plan national comme international. Cette perception s’inscrit dans le même avis de la population européenne. Si l’on envisage les défis “actuels” auxquels les citoyens des pays en développement sont confrontés, les Européens citent aussi les récentes crises, économique et alimentaire. Ils semblent estimer que les pressions immédiates sont plus critiques sur le court terme que les défis sous-jacents à long terme. D’ailleurs, les européens accorde une importance capitale aux problèmes de famine et en particulier que subit la population africaine et qu’il faut orienter la majorité de l’ide au développement pour régler ce problème. La pauvreté en Afrique représente pour les européens presque 50% de leurs besoins suivie La crise économique 35%, La crise alimentaire 27%, Les problèmes liés à la santé 22%, La mauvaise gouvernance 20%, Un conflit interne 10%, Le changement climatique 8% le reste c’est pour les flux migratoire et l’énergie. Ces données montrent bien qu’Un Européen sur deux estime que la pauvreté est le principal défi auquel sont confrontés les pays en développement, avant même la crise économique et alimentaire. Les Européens comprennent que la pauvreté, au-delà de la débâcle économique, constitue une crise structurelle essentielle. Cette réaction s’inscrit dans la lignée de l’approche de l’Union européenne à l'égard des défis auxquels sont confrontés les pays partenaires. Dali Najeh/Najeh Dali

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