Najeh Dali : La biodiversité et la phytothérapie :
enjeux économiques
Najeh Dali, diplômé
Ph.D (Doctorat d’état) en phytologie de
l’université Laval du Québec, Canada
présente les enjeux de la biodiversité dans un domaine extrêmement crucial pour
la santé humaine (phytothérapie) et l’importance de sa préservation
pour les générations futures, et ce en dépit que connait la biodiversité à l’échelle
mondiale comme menace.
Avant de rendre dans les détails de ce sujet, essayons
de présenter la définition de la biodiversité.
Le terme "biodiversité" est utilisé
pour désigner la diversité biologique du monde vivant (faune, flore,
écosystèmes…). Une définition officielle a été donnée en biodiversité comme
"la diversité 1992, dans le cadre du sommet de la Terre de Rio de Janeiro, durant lequel fut signée la Convention sur la diversité biologique
(CBD).
D’après
des études récentes publiées en 2008
par la Société zoologique de Londres, 40% du pourcentage
d’espèces mondiales pourraient disparaître d’ici à une cinquantaine
d’années, selon une étude.
Il faut dire selon Dali Najeh, l'accroissement de la population humaine et l'interdépendance entre pauvreté, écosystèmes et biodiversité ont des conséquences de plus en plus dramatiques sur la faune et la flore.
La biodiversité présente plusieurs avantages,
en plus de ses actions sur l’évolution génétique
des espèces dont les plantes, l’utilisation agronomique et industrielle, la phytothérapie constitue un élément central pour la diversité
biologique en terre et en mer.
Selon les spécialistes, pour les plantes médicinales au moyen âge en en parlait de médecine médiévale. Une plante médicinale est définie comme une « drogue végétale au sens de la Pharmacopée européenne dont au moins une partie possède des propriétés médicamenteuses ». Une « drogue végétale » est (entre autres) une plante ou une partie de plante,
utilisées en l’état, soit le plus souvent sous la forme desséchée, soit à
l’état frais servant à la fabrication des médicaments.
En phytothérapie, selon Najeh Dali,
la plante est rarement utilisée entière. Le plus souvent il s’agit d’une partie
de la plante : rhizome, bulbe, racine, parties aériennes, tige, écorce,
bourgeon, feuille, sommité fleurie, fleur, pétale, fruit, graine, tégument de
graine…... Différentes parties d’une même plante peuvent avoir des utilisations
différentes.
Par extension, on appelle souvent “ plante médicinale ” ou “ plante ”, non seulement l’entité botanique, mais aussi la partie utilisée ». Des plantes ayant des propriétés médicamenteuses peuvent avoir également des usages alimentaires ou condimentaires ou encore servir à la préparation de boisson hygiénique.
Il faut
dire, que
l’usage des plantes en médecine est très ancien. On a même découvert que les
animaux sauvages utilisent instinctivement certaines plantes pour se soigner !.
Les plantes
médicinales font partie de l’histoire de tous les
continents : en Chine
et en Inde,
à travers les siècles, le savoir concernant les plantes s’est organisé,
documenté et a été transmis de génération en génération. Aujourd’hui, le
recours à la médecine par les plantes connaît un regain d’intérêt dans les pays occidentaux, particulièrement
pour traiter les déséquilibres entraînés par la vie moderne, qu’il s’agisse
du stress
ou des problèmes de poids.
Le recours à la
médecine par les plantes devient quotidien, sous forme de prévention, et n’est plus
réservé au traitement des maladies. Un chiffre
global permet de se rendre compte de l’importance du recours à la médecine traditionnelle : on estime que
80
% de la population mondiale y recourt pour ses premiers soins de santé.
En Afrique, bien
ce continent abrite sur son territoire une
partie des écosystèmes et des espèces vivantes
les plus précieux de la planète (ce sont plus de 16 000 espèces
végétales et animales qui sont menacées d'extinction).
. L’industrie pharmaceutique à base de plantes n’a
connu la place qu’elle mérite. En effet, les comportements varient, en partie à
cause de la persistance de la sorcellerie : des millions de personnes utilisent avant tout et parfois exclusivement la médecine traditionnelle, parce qu’elle
demeure la plus abordable et qu’elle semble efficace. D’autre préfèrent la
médecine occidentale, parce qu’ils associent médecine traditionnelle et superstition.
Les remèdes à base de plantes médicinales
sont des produits tirés de plantes ou d’extraits de plantes,
utilisés pour leurs propriétés médicinales. Ils sont
consommés pour différentes raisons :
Les
remèdes à base de plantes médicinales comprennent les remèdes
à base de plantes médicinales traditionnels, les remèdes traditionnels chinois,
ayurvédiques (Indes orientales)
et autochtones, les préparations homéopathiques
et les suppléments minéraux et vitaminiques. Les remèdes
naturels sont vendus dans les épiceries, les pharmacies et les magasins de
produits diététiques, et ce, sans ordonnance.
Par exemple l'Artemisia annua, utilisée en Chine depuis plus de
deux mille ans : le principe actif de cette plante est devenu
l’ingrédient essentiel des traitements contre le Paludisme. Il est désormais
inscrit sur la liste des médicaments essentiels de l'OMS, après plus de
20 ans de recherches et travaux. L’Artemisia Annua est
aujourd’hui cultivée en Afrique de l’Est pour fournir les marchés européens.
D’autres plantes
Africaines connaissent un regain d’intérêt, comme le Géranium Africain, le Prunier d’Afrique, et la Sutherlandia
frutescens. Cette plante, qui ne pousse qu’en Afrique du Sud, est utilisée
en complément des thérapies de lutte contre le SIDA.
Par contre,
d’autres plantes sont présentées comme produits « miracle » par certains charlatans
qui profitent de la crédulité et du désarroi des malades (en particulier pour
soigner le sida).
Il est donc très
important que médecine moderne et médecine traditionnelle collaborent :
•
afin
de permettre la validation et l’amélioration des remèdes traditionnels
•
afin
de pouvoir apprendre l’une de l’autre et se compléter, en faisant évoluer la recherche
Dali Najeh présente
les plantes médicinales comme enjeu sanitaire,
mais aussi économique. Les plantes médicinales représentent
une opportunité pour les communautés rurales d’Afrique. En effet, de
nombreux produits sont d’ores et déjà exportés, et connaissent
un succès lié à la multiplicité de leurs usages : médicaments génériques, huiles essentielles ou cosmétiques... Une partie
de la production est transformée sur place, et une partie est vendue de manière
informelle sur les marchés locaux par des herboristes ou des tradi-praticiens.
Là aussi, il est
urgent pour les gouvernements de réfléchir à la manière dont ils peuvent promouvoir
l’économie des plantes médicinales en l’intégrant dans les programmes de santé.
Le Mali offre une illustration intéressante de la volonté
d’intégrer les deux médecines : Le Département de Médecine traditionnelle du
ministère de la Santé a mis au point sept médicaments traditionnels améliorés
qui figurent sur la liste des médicaments essentiels du Mali depuis 1998. Une
législation relative à la production et à la mise sur le marché de ces
médicaments a aussi été adoptée.
L’Institut de phytothérapie, crée en 1968
au Mali, a pour objectif de valoriser et de promouvoir la pharmacopée traditionnelle,
en l’associant au savoir universitaire.
Finalement, Najeh Dali, pose la
question bien que l’Afrique constitue un réservoir extrêmement important de
biodiversité qui pourrait être utilisée comme source d’investissement et améliorer
le revenu des ruraux et des concernés, quelle est la part réel qui revient à l’Afrique
des médicaments à base de plantes fabriqués par les grandes firmes spécialisées en la matière. ?
Najeh Dali/ Dali Najeh
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire